s2-moi-ashley Episode 32 s2-moi-ashley

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Adam, gêné mais surtout blessé, se retourne brusquement et s'allonge dos à moi sur le lit. Quel con, mais quel con. C'est pas avec ce pauvre type que j'aurai de la chance, ni de l'amour d'ailleurs.Je me lève doucement et retourne dans le salon et m'allonge sur le canapé.

Sur la table, un petit bracelet. Celui qu'il m'avait offert. Cameron. Avant sa mort. Il me l'avait donné à l'hôpital. Il m'avait supplié de le garder. Il m'avait dit que ce n'était pas forcément pour le mettre, mais juste pour avoir un souvenir de lui. Comme si j'avais besoin de ça pour ne pas l'oublier. J'attrape le bijou, le tourne et le retourne dans ma main tremblante avant de le mettre au poignet. Les souvenirs refont surface. J'ai bien peur que je ne pourrai jamais l'oublier, quoi que je fasse. Il sera toujours présent. Mais il est bel et bien mort. Oh mon Dieu, je ne le reverrai plus jamais. Jamais. Je n'entendrai plus jamais le son de sa voix, je ne le toucherai plus jamais. Il est parti. Non ! Cameron. Il est mort. Seigneur, il est mort. Il ne reviendra plus jamais. Je vais passer ma vie sans lui. Toute une vie sans celui qui m'a sauvé de mon passé, sans celui qui m'a tant aimé, sans celui qui a été l'homme le plus important dans ma vie. Il ne sera plus jamais là pour moi.

Je lève mes yeux gonflés et embués de larmes chaudes au ciel, en plaquant mes mains sur mon visage. Il est parti, il m'a abandonné. Désormais, je suis seule. Seule à avancer. Pourquoi ? « Ne pleure plus, mon amour. Je suis là, prêt de toi. Je vais bien. » Je regarde autour de moi, scrutant chaque coin de la pièce. Tu deviens complètement folle, ma pauvre Ashley. « Non, écoute ma voix. Ecoutes moi ! C'est moi, je suis là. » C'est impossible, il est ... C'est impossible et pourtant. C'est plus fort que moi. Ce pourrait-il qu'il puisse me répondre ?


Ashley : Ca ... Cameron ?

Cameron : Oui, mon amour c'est moi, Cameron.


J'éclate en sanglots, et je prie pour que ce ne soit pas qu'une hallucination. Il est là, tout prêt de moi. Cameron.

J'ai l'impression de vivre dans un film de science fiction. Brutalement, une aura blanche, brillante et étincelante, éclate sans bruit au beau milieu du salon. Je dois rêver, c'est impossible. Cela n'existe pas. Et pourtant, l'aura s'éteint doucement pour laisser apparaître une ombre étrange, une silhouette. Apeurée, je m'approche de la silhouette. Peu à peu, alors, la silhouette devient de plus en plus nette. Un peu plus grande que moi, l'image se précise. Un homme. Un homme mort. Cameron. Mon Cameron. Je tremble de peur, j'ai l'impression d'être complètement folle et je crois que je vais m'évanouir. Cameron est en face de moi, il me sourit. « N'ai pas peur, ma princesse. C'est moi ». Les larmes roulent sur mon visage rougit. Je ne peux pas m'arrêter. C'est impossible. Je recule d'un pas, prise de panique tandis que le jeune homme continu de me sourire. « Tu n'es pas folle, ma princesse. Je suis bel et bien là, avec toi. Tu ne rêves pas. C'est bien moi » « Cameron. C'est toi, c'est vraiment toi ? ». L'ange blond hoche la tête en signe d'approbation, toujours ce sourire sur le visage.

Je ne réfléchis plus à cet instant. Plus rien ne compte. Et éclatant en sanglots, je me jette brusquement dans ses bras, pleurant à chaudes larmes sur son épaule. Et je le serre. Fort, fort ... fort et encore plus fort ! Il répond à mon étreinte et m'embrasse sur le front. « Cameron, j'arrive pas à y croire. C'est pas possible » « Je suis là, n'ai pas peur ». Je ne veux plus le lâcher. Je m'agrippe à lui. Comme s'il était ma dernière chance. Comme si je ne voulais pas qu'il parte. Je ne veux plus être seule, c'est fini. S'il est là, alors je ne suis plus seule au monde. Je veux qu'il reste. Pour toujours. J'en oublie presque qu'il est mort. Sa proximité est si réelle, si palpable. Je sens sa peau sous mes doigts, je respire son odeur, je vois ses yeux verts. Il est là. Je m'accroche à lui encore et encore, comme si ma propre vie était en jeu. Je ne veux pas le perdre encore une fois. Je n'y survivrai pas.


Cameron : Ma princesse, regarde-moi. C'est bien moi, je ne vais pas partir. Du moins, pas tout de suite. Je sais que ça parait complètement dingue, mais il faut me croire. Même si moi-même, j'ai du mal à croire que je suis là, avec toi.

Ashley : C'est insensé ! Tu es ...

Cameron : Mort, je sais. Mais je suis là, pour l'instant. Même si je vais partir bientôt.

Ashley : Non ! Je veux pas que tu partes, Cam'. J'ai eu trop mal la première fois. Maintenant que tu es là, je peux pas te laisser t'en aller. Je veux pas. Tu comprends ça ? Je tiens trop à toi pour te laisser partir.

Cameron : Assied-toi ma princesse. On va parler.


Il essuie mes larmes et me montre le canapé sur lequel je m'assoies près de lui. Les secondes, les minutes, et les heures passent. Adam a dû s'endormir pour de bon. Cameron et moi, on parle. On parle du « bon vieux temps ». On se remémore des souvenirs. Je ris, il me tient la main ... Je suis bien, je vais bien. Je me sens bien. Je voudrais que tout cela ne s'arrête jamais tellement je me sens bien. Ma tête se pose sur son épaule. Ses doigts s'amusent avec les miens. Souvenirs, souvenirs ... On reparle de toutes les bêtises, tous les moments qu'on a passé ensemble. Et même de l'amour qu'on s'est donné. Il me redonne le sourire. Il m'appelle « ma princesse » et me dit tout les cinq minutes qu'il n'oubliera jamais tout ça. Les heures passent trop vite. C'est trop rapide, je n'ai pas eu le temps de profiter de lui. Et soudain, il se tait. Et ce silence m'angoisse. Il me fixe en souriant tristement. Je sens de nouveau mes larmes couler à flots sur mon visage. Alors, il s'agenouille devant moi, en prenant mes mains.


Cameron : Il va falloir que je parte, ma princesse. C'est fini, maintenant.

Ashley : Quoi déjà ?! Mais tu viens juste d'arriver. Je veux pas que tu partes. Pourquoi tu peux pas rester ici ?

Cameron : Ca fait quatre bonnes heures que je suis là. Et tu sais que c'est impossible. Je suis mort Ashley. Je dois m'en aller. Si je suis venu te voir, c'est uniquement pour te dire d'avancer. Il faut que tu vives ta vie, ma princesse. Avec Adam. Je sais que tu l'aimes, Ashley. Tu peux pas le nier indéfiniment. Et lui aussi il t'aime. Mets-toi ça dans le crâne. Vous êtes faits l'un pour l'autre. C'est comme une évidence. Arrêtez de jouer à votre petit jeu stupide. Tu sais, je ne le porte pas dans mon c½ur, mais ce qui est sur, c'est que c'est quelqu'un de bien et qui te rendra heureuse. Tout le monde le dit : Dean, Lesly ...

Ashley : Attends, attends ... Tu les a vu ? Ils sont avec toi ? Ils vont bien ?

Cameron : Ashley, t'inquiètes pas. Tout va bien, ils veillent sur toi ... comme moi. Tout le monde te regarde. Il faut que tu sois heureuse ma princesse. Mais je te demande juste de ne pas oublier. Conserve un petit souvenir de moi.


Je fonds sur lui, une énième fois en larmes et je le serre fort. « Cameron, pars pas. Je t'en supplie. Reste avec moi. Je veux pas que tu partes. Je suis rien sans toi » « Dis pas de bêtises. Tu as Adam. Tu l'aimes et tu le sais. Rejoins-le et sois heureuse avec lui » « Cameron, reste. Pitié, on a encore du temps » « Non, ma princesse. Toi, tu as encore du temps. Moi, je n'en n'ai plus, c'est terminé. Je dois partir maintenant » « Je veux pas me retrouver seule » « Mais tu n'es pas seule, ma princesse. Tout le monde est là pour toi. Et moi, je serai toujours là. Je ne te laisserai jamais seule. Quand tu auras besoin de moi, à n'importe quel moment, pour n'importe quoi, je serais là. Je suis mort mais si tu le veux vraiment je continuerai de vivre près de toi ... là » murmure-t-il, en posant sa main sur mon c½ur. Je le serre fort contre moi. « Cameron, serre-moi fort, fort, fort encore plus fort ! » « Ma princesse, je t'aime ». Sa voix est secouée d'un sanglot, et je comprends qu'il pleure.

Alors je le fixe dans les yeux et je l'embrasse. Un baiser long et sincère, comme jamais je ne lui avais offert. Je sens ses larmes sur mes joues. Alors les miennes s'y mêlent. J'ai peur. J'ai peur de le perdre, mais je me rends à l'évidence, il va partir. Il se détache de moi, à grande peine et s'éloigne à quelques mètres, ses yeux embués de larmes et les miens aussi. Il m'envoie un baiser. Et alors qu'il s'apprête à partir « Cameron ! ». Il me fixe soudainement. Je voix cassée, je prononce le mot. Le mot qu'il avait tant attendu de son vivant, comme si ça lui donnerait une seconde vie. Ce mot que pour la première fois je prononce et qui ne peut être plus sincère : « Je t'aime, mon ange » « Moi aussi » prononce-t-il d'un voix brisé. Il me lance un dernier sourire et son image disparaît aussi brusquement quelle n'était apparue. Adieu mon ange, je t'aime ...

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# Posté le jeudi 02 juillet 2009 10:20

s2-moi-ashley Episode 32 s2-moi-ashley

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FIN DE L'EPISODE 32


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Alors qu'avez-vous pensé de cet épisode ?

Voilà, c'est triste mais notre Cameron national est bel et bien parti. J'ai juste décidé de ous l'offrir pour un dernier épisode tout en émotion. L'histoire touchant presque à sa fin, j'ai voulu mettre un peu de science fiction. Et j'ai éprouvé beaucoup de plaisir à écrire cet épisode. Plus que deux avant la toute fin. J'espère que vous serez nombreux à venir lire le dénouement. Si vous voulez savoir la suite, soyez au rendez-vous. A bientoooot !

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# Posté le jeudi 02 juillet 2009 10:20

s2-moi-ashley Episode 33 s2-moi-ashley

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Episode 33 : Une solution et vite !

Adam

Pour la énième fois, j'attrape ma montre pour regarder l'heure qu'il est. Super, deux minutes sont passées depuis la dernière fois ! Et à quatre heures du matin, je ne dors toujours pas. Je me tourne et me retourne pour trouver une position confortable sur le divan du salon. Les yeux rivés sur la porte de la chambre, je pense comme un idiot à des choses impossibles. Comme un idiot ... Puisque c'est ce que je suis. Mais elle aussi n'est qu'une petite idiote. Les deux, finalement. Incapables de faire le premier pas pour sa fierté, son orgueil. Pour ne pas perdre la face. Si c'est pas malheureux de voir ça. Je sais juste que si aucun des deux ne fait le premier pas, on va tout perdre bêtement. Mais je sais qu'elle cogite dans son coin. On ne fait que se répéter à quel point on est ridicule, mais on n'agit pas. On n'agit plus. C'est plat. C'est triste à mourir. Deux êtres au même caractère, têtus, butés, fiers ... Ca fait quoi ? Deux abrutis comme nous ! C'est sympa, non ?

Rien à faire, je n'arrive pas à fermer l'½il. C'est le groupe qui va être content, demain. Enfin, tout à l'heure, vu l'heure. Je vais jouer comme un pied, comme hier. Et avant-hier. Enfin, comme ces derniers mois. Impossible de sortir une note sans faire de conneries. Tant pis. Je repousse la couverture d'un coup de pied brusque et me lève, en ébouriffant mes cheveux. Et comme tout humain déprimé par amour qui se respecte, je me dirige vers le frigo dans le but de trouver une bonne part de moelleux au chocolat d'hier. Qui a dit que ce remède était entièrement et spécifiquement féminin ? * BOUM * PAF * Et merde ! Le jus d'orange ! Quel con, il y en a partout ! Rapidement, je pose ma part de gâteau et attrape un torchon pour nettoyer mes belles conneries. Et bah dis donc, il n'y a pas qu'avec les filles que je fais n'importe quoi ! Mais c'est pas possible. En plus, j'ai dû réveiller Ashley.

En effet, la jeune fille sort de sa chambre et se dirige directement vers le salon où le jeune homme est censé dormir, sans même remarquer sa présence dans la cuisine. Elle ne semble pas fatiguée le moins du monde, ses cheveux ne sont même pas légèrement décoiffés. Elle cherche le garçon des yeux, apeurée par le bruit et remarquant le divan vide, elle se dirige instinctivement vers la fenêtre et fixe la rue, angoissée, lançant des regards dans toutes les directions. J'avoue que je ne lui fais pas remarquer ma présence tout de suite, amusé de son inquiétude à mon égard. Je sais, je suis un monstre. Oh, ça va ! Je vais lui dire que je suis là, c'est bon. Si on peut plus s'amuser, maintenant, je rends mon tablier ! Je tousse assez bruyamment pour que sa pseudo angoisse disparaisse et Ashley se retourne d'un bond vers moi. Elle me considère quelques secondes avant de reprendre son visage impassible, comme si elle ne s'était pas fait une frayeur pour moi. Aller ma belle, mens pas ! Tu as eu peur pour moi. On sait tous les deux quelle trouillarde tu es avec le moindre bruit en pleine nuit.


Ashley : Tu es là. J'ai cru ...

Adam : Désolé, j'arrivais pas à dormir. Je voulais prendre une part de chocolat et j'ai fait tombé la bouteille comme un con. Désolé de t'avoir réveillé.

Ashley : T'es sérieux ?

Adam : Bah ouais, regarde. Il y a du jus d'orange partout.

Ashley : Non, pour le chocolat. C'est les filles qui font ça normalement. Tu es déprimé ou quoi ? C'est pas quelque chose réservé aux filles.

Adam : Bah non, la preuve. Tu peux aller te coucher, il est tôt.


Ashley me fixe tristement, hoche la tête en signe d'approbation et retourne dans sa chambre. Et moi, je reste à nettoyer mes bêtises. Voilà. J'adore ma vie, décidément.

Je me recouche sur la canapé après mettre envoyer trois part et demi de gâteau, même si le sommeil n'est toujours pas au rendez-vous. De toutes façons, celui-là, ça fait des mois qu'il n'est pas au rendez-vous, alors. Mais putin, qu'est-ce que je vais faire, merde ! C'est pas possible. C'est pas possible de se pourrir la vie autant que ça. Bon, du calme Adam. Réfléchis avec tranquillité et envisage toutes les possibilités. C'est con, des possibilités, il y en a que trois ! Première possibilité : on reste ensemble, décision mûrement réfléchie et à long terme. Enfin, mûrement, mûrement ... Faut la voir notre maturité ! Tout ce qui compte pour nous, c'est de ne pas perdre la face, alors pour la maturité, on repassera, merci ! Bon, deuxième possibilité : Je prends la décision de la quitter. Alors ça, c'est complètement hors de question. Moi vivant, je ne la laisserai pas, même pas en rêve. Et enfin, troisième et dernière possibilité – la pire - : Elle me quitte et là, c'est le drame. Parce que je la perds et je ne pourrai rien y faire. Si elle me quitte cette fois, je sais que je n'aurai aucune autre chance.

Alors, il faudrait qu'un de nous finisse par enterrer la hache de guerre. Et pourquoi moi, d'abord ? Elle n'a pas peur que je la quitte, moi ? Je pourrai très bien partir. Euh, non ... Ok, j'ai rien dit. Alors, il faut que je fasse quelque chose pour qu'une bonne fois pour toutes, on passe l'éponge. Mais quoi ? On essayé mille fois, on en revient toujours au même point. Alors qu'est-ce qui pourrait la faire réagir ? Qu'est-ce que je pourrai lui dire de plus que les mille fois précédentes ? Oh Adam, arrête de te torturer l'esprit ! Tu verras bien demain. Aller, dors. C'est plus facile à dire qu'à faire. J'ai beau essayé, je n'imagine plus ma vie sans elle. On est trop proches. Oh mon Dieu, j'espère qu'elle ne me voit pas comme son meilleur ami ! Mais non, Adam calme-toi. C'était Cameron, son meilleur ami. Toi tu es son petit ami. C'est pas la même chose. C'est relativement différent. Mais dis-toi que si tu es sur que c'est la femme de ta vie, tu es obligatoirement l'homme de sa vie et donc, c'est sur que vous resterez ensemble. Pff, non mais regarde-le, cet abruti, allongé comme un légume sur son divan, en train de se torturer l'esprit en se posant des questions existentielles !

On se réconforte comme on peut, hein ? Bien sur. Je m'assoies sur le divan, et prend ma tête dans mes mains, désespéré au possible, au bord de la dépression nerveuse. A la limite du suicide. Impossible de dormir. Je peux pas. Pas tant que cette histoire avec Ashley ne sera pas régler. Et moi qui croyais qu'une fois que Karl disparaîtrait, on serrait tranquilles. Qu'on allait pouvoir vivre heureux. Mais c'est encore pire. Parce que c'est triste à dire, mais au moins, quand Karl était là, on avait un combat. On était unis. Là, il n'y a plus rien. On a trop perdu. Les siens, les miens. On est seuls. Il ne reste que Jamie. On ne peut pas continuer de cette manière, il faut qu'on fasse quelque chose. On n'a pas le droit de laisser passer notre vie comme ça, sans rien faire. On va pas finir notre vie en vivant ensemble sans s'adresser la parole. Sans rien faire. Non, je peux pas. Je suis peut-être le seul, mais je tiens trop à notre couple pour que ça se finisse mal. Et elle sera libre. Libre de choisir. Choisir si elle veut encore de moi ou pas. Quitte à souffrir, je préfère savoir. J'en ai marre de me voiler la face.

Il est maintenant 10h42 et Ashley n'est toujours pas réveillée. Et moi, j'ai trouvé que ça pour l'instant. J'aurai pu faire mieux, mais quoi de mieux qu'un petit-déjeuner au lit le matin ? C'est sympa, non. Bon, c'est vrai que j'ai l'air con, j'ai pas dormi de la nuit. J'ai préparé un petit-déjeuner comme pour un régiment et je suis assis dans la chambre comme un con, attendant qu'elle se réveille. J'ai remarqué que lorsque je parle de moi, je me compare souvent à un con, un idiot ou un abruti, vous trouvez pas ? Enfin, bref ! Ashley dort, emmitouflée dans les draps chauds et ne bouge pas d'un millimètre. Oh, aller tant pis. J'en ai trop envie. Je me rapproche doucement d'elle, je m'accroupis près d'elle et la regarde pendant quelques minutes. C'est vrai que j'ai l'air bête comme ça, on dirait que je n'ai jamais vu une belle fille dormir. Je caresse du bout des doigts son visage apaisé par le sommeil, profitant un maximum du fait qu'elle semble dormir profondément.

Soudainement, le corps de la belle endormie s'anime, ses yeux se plissent et je me dépêche de me relever pour qu'elle ne s'aperçoive de rien. Elle se lève à demi, lance des regards étonnés dans sa chambre jusqu'à ce que ces yeux se posent sur le plateau et sur moi.


Ashley : C'est quoi, ça ?

Adam : C'est un ... ton petit-déjeuner. J'ai pensé que peut-être ... Enfin, c'est con mais je me suis dis que ça te ferais plaisir de pas avoir à faire ton petit-déj' ce matin. Alors, je l'ai fait.

Ashley : C'est sympa, ça. Merci. Tu me l'apportes ? Tu l'as fait alors faut que tu assures le service jusqu'au bout, mon grand, aller !

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# Posté le samedi 11 juillet 2009 05:23

s2-moi-ashley Episode 33 s2-moi-ashley

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Adam (souriant) : Ah ouais. Tiens, voilà. J'espère que j'ai rien oublié, sinon ça casserait mon effet.

Ashley : Non, apparemment il y a tout. Et toi, tu manges pas ?

Adam : J'ai déjà mangé. Tout ça, c'est pour toi. Je me suis donné, franchement ...

Ashley : Je vois ça. Sinon, tu comptes faire quoi aujourd'hui ?

Adam : Bah, je sais pas. Si je sais. En fait, il faudrait que je te parle. C'est important. Vraiment important. Parce que c'est pesant et je pense que pour toi aussi. Et vu que j'en ai un peu marre, je voulais qu'on discute un peu pour voir si ...


Soudain, le portable d'Ashley sonne. La jeune femme me fait signe d'attendre deux minutes et décroche. « Allo ... Allan ! Ca va et toi ... Quoi, aujourd'hui ? Bah attends ... ». Elle me chuchote qu'elle prendre cet appel. Non mais c'est une blague. J'allais crever l'abcès et elle ... Exaspéré, je me lève brusquement. « Adam, tu vas où ? » « Tu sais quoi, j'ai plus rien à te dire. C'est peut-être ça le vrai problème » « Mais attends un peu, il faut que je lui parle. Et après, tu ... » « C'est ça le problème Ashley, je viens après. Toujours ! Je passe toujours après. Je ne viens qu'au second plan. Je n'ai pas l'importance que j'avais avant. Alors termine ta conversation avec ton Allan, passe même la journée avec lui, et carrément la nuit si ça te chante. Moi j'en peux plus, je me casse d'ici » « Adam ! » « Fous moi la paix, je vais prendre l'air » « Adam ! ». Son cri est étouffé largement par le claquement magistral de la porte.

Il pleut. Et j'ai froid. Et j'ai faim. Et je suis assis sur un blanc glacial et humide, sans parapluie, donc trempé, dans un parc vide ou presque. C'est alors qu'un homme, un vieillard s'approche du banc et s'installe près de moi. Je fais mine de ne pas l'avoir vu, mais le vieux me fixe et me sourit. « Bonjour, jeune homme. Voulez-vous que je vous lise les lignes de la main ? » « Non, c'est bon. J'y crois pas de toute façon » « Moi non plus, vous savez. Mais c'est pour avoir de quoi payer mon pain » « Si vous m'aviez dit la vérité, on aurait gagner du temps » je lui explique, en lui tendant un billet. « Vous êtes un sain, jeune homme » « Oh non, vous vous trompez » « Je sais pourquoi vous dites ça ». Je considère le vieillard, surpris et apeuré. « Je vous demande pardon ? » « Demandez moi si, par le plus grand des hasards, vous ne seriez pas un homme au bord du gouffre ? » « De quoi vous parlez ? » « S'il vous plait ! » « Bon, euh ... Est-ce que, par le plus grand des hasards, je ne serais pas cet homme au bord du gouffre ? » « Vous ne pouvez pas l'être, puisque même moi, je ne suis pas celui-ci. Un homme ne peut pas se considérer comme perdu tant qu'il sait encore où il va et qu'il n'est pas seul. Vous n'êtes pas seul. Vous avez votre fiancée, encore. Une jolie blonde »

Il commence vraiment à me faire peur. Je connais pas ce mec, je l'ai jamais vu. « Comment vous ... » « Elle est toujours là, elle. Même si vous avez perdu les vôtres, elle est toujours présente, après tout ce que vous avez vécus. Et vous vous pensez perdu ? Les gens parfois pensent que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue tout seul, et ils ont raison. Mais vous, vous êtes avec une fille charmante qui vous attend et qui a adorer votre petit-déjeuner, ce matin au passage » « Quoi ?! Mais ... » « Vous savez, il n'y a rien à ajouter. Vous devriez rentrer et même si vous avez essayé plusieurs fois, vous devriez encore une fois tenter de tout arranger. Les longs discours ne servent à rien et les je t'aime sont inutiles parfois. Un seul regard, une petite attention suffit pour faire comprendre à l'être aimé qu'il l'est encore » « Mais vous êtes qui ? » « Juste un homme qui avait besoin de vous ». Le vieillard se lève, me tapote l'épaule et fait un grand sourire avant de s'élancer vers la sortie. Et avant de disparaître totalement, il se retourne vers moi et sourit de nouveau « Vous avez eu raison de ne pas vous encombrer d'un parapluie, il ne vous aurait servi à rien, de toute façon. A bientôt, Adam »

A l'entente de mon prénom que je ne lui avais pas révélé, je me lève brusquement, mais l'homme a déjà disparut. Et soudainement, la pluie cesse et laisse paraître un soleil radieux au milieu d'un ciel bleu dégagé. Le parapluie ... je n'en ai pas besoin ... Mais qui était-il ? Il était devin ou quoi ? Un prophète ? Hallucinant ! Et ce qu'il m'a dit, c'était ... c'était vrai. La blonde dont il parlait, c'était Ashley. Les miens, ma s½ur, ma mère et mon père ... Il sait tout. Il a tout comprit. D'un bond instinctif, je me lève du banc et part en courant dans la rue, dans le but d'arriver le plus vite possible à la maison, et dire à Ashley que je ne veux pas me séparer d'elle et que je l'aime. Quoi que ... Les longs discours et les je t'aime sont inutiles parfois ! Cet homme est un génie !

J'arrive enfin à la maison, essoufflé mais prêt à tout arranger, quitte à ce que je sois celui qui doit faire le premier pas et tant pis si c'est le cas. Je préfère perdre la face que perdre Ashley. Et justement, la jeune fille est assise sur le divan, soucieuse. Je dépose mon manteau et m'approche de la jeune fille. Elle est en pleurs. Encore. « Ashley ? »


Ashley : Adam, laisse moi parler, s'il te plait.

Adam : Tu pleurs ? Pourquoi ?

Ashley : Adam, rends pas les choses plus difficiles ... Ecoutes, j'ai bien réfléchit et je pense qu'il vaut mieux que je parte.

Adam : Quoi, mais ...

Ashley : Rien ne va plus entre nous et tu le sais. Adam, on a essayé. On a tout essayé, mais ça ne sert à rien. On peut pas continuer à se mentir. On se fait trop de mal tous les deux. On a besoin de faire autre chose, de connaître d'autres gens. On a peut-être partagé trop de choses, je ... je sais pas. Mais ce que je pense, c'est qu'on doit arrêter avant de devenir fous tous les deux. On se pourrit complètement, on ne vit plus. Et ...

Adam : Arrête. Les longs discours sont parfois inutiles. Alors, arrête, j'ai comprit.

Ashley : D'accord. Je passe cette nuit ici et ... demain, je partirai. Mes affaires sont prêtes. Je prendrai le premier train et ... et je m'en irai.

Adam : Alors, c'est fini ? Cette fois, c'est bien fini ?


Ashley, en larmes, se contente d'hocher la tête bêtement avant de disparaître dans sa chambre. D'accord. « Tu n'es pas au bord du gouffre, jeune homme ». Qu'est-ce que ça peut faire, maintenant ça n'a plus d'importance.

Cette nuit passe lentement. Encore une. Je ne dors pas. A travers la fenêtre, je vois les éclairs et j'entends le tonnerre gronder son mécontentement. Le vent souffle et la pluie martèle le sol à en faire peur. Les éléments se déchaînent dehors et le ciel n'a jamais, jamais été aussi noir que ce soir. Cela fait quatre heures que le temps est ainsi, il est trois heures du matin. J'aurai pu dire à Ashley de prendre une chambre d'hôtel, mais à quoi bon. J'aurai été encore plus malheureux. Même si elle n'est pas près de moi, au moins, je sais qu'elle est là, même si elle ne le sera plus bientôt. Je sais que c'est comme ça, cette fois. Je sens qu'il n'y a plus rien à faire. Je sais qu'il n'y a plus rien à faire. Elle a choisit et je respecte sa décision, même si j'en souffre. Et je la connais. Elle est intelligente, elle a certainement fait le bon chois pour nous deux. Ashley est plus apte que moi à se projeter dans l'avenir. Alors j'imagine que c'est une ... une bonne décision, oui. C'est bien. C'est ... c'est bien, je pense.

C'est alors que brusquement, j'entends dans la chambre des cris. Des petits cris mais assez forts pour me faire peur. Je fixe la porte de la chambre dans laquelle Ashley dort et puisque les petits cris, qui se mêlent maintenant à des sanglots, ne cessent pas, je me lève, ouvre la porte doucement et vois Ashley s'agiter dans les draps, tremblante, endormie et les yeux humides. Elle fait un cauchemar. Je m'assoies sur le rebord du lit et attrape ses poignets doucement. « Ashley, réveille-toi ! Ashley, c'est moi, arrête » « Non, arrête ... S'il te plait ... Ad ... Adam, pars pas. Je t'en supplie. Je ... non ... Adam. Adam ! ». Je la secoue un peu plus violement « Ashley, je suis là. C'est moi. Réveille-toi, merde ! ». La jeune femme se lève à demi brusquement. Je lui demande de se calmer. Elle me considère, effrayée, pendant quelques secondes. « Ashley, je suis là ». La jeune femme pose sa main sur ma joue, comme pour se persuader que je suis vraiment réel et glisse ses mains sur mon visage, mon cou, mon torse avant de fondre en larmes dans mes bras. « J'ai cru que tu étais parti ».

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# Posté le samedi 11 juillet 2009 05:27

s2-moi-ashley Episode 33 s2-moi-ashley

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FIN DE L'EPISODE 33


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Alors qu'avez-vous pensé de cet épisode ?

Ca se termine, ça se termine ! Ca sent la fin de l'aventure, dites-moi. Alors, il y a bien une fin. Pour l'instant, suspens jusqu'au bout. Les deux amoureux, resteront-ils ensembles ? Resteront pas ? Suspens ! En tout cas, ne vous faites pas de films, reflechissez bien en pensant à TOUTE l'histoire et vous aurez la reponse. Enfin, vous avez une autre solution, c'est de venir lire la suite la prochaine fois. A bientoooot !

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# Posté le samedi 11 juillet 2009 05:29